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Les villes, des "bulles" de chaleur à rafraîchir

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Pendant la canicule de 2003, la température qui atteignait 40°C le jour descendait entre 23 et 26°C dans les zones les plus aérées de la capitale (sud-ouest, nord, bois de Vincennes et de Boulogne) mais seulement à 28°C en moyenne dans le centre, selon Météo-France.

Les îlots de chaleur urbains (AFP - Simon MALFATTO)

Ce microclimat urbain "aggrave les effets ressentis, en particulier la nuit, période critique où normalement le corps humain récupère", souligne Aude Lemonsu.

Et ces îlots de chaleur urbain risquent d'amplifier les effets du changement climatique qui va déjà multiplier les vagues de chaleur, avertissent les scientifiques.

=> Faire éclater la "bulle" de chaleur -

Si agir sur cette morphologie à grande échelle peut être épineux, au moins à court terme, d'autres actions peuvent être entreprises plus rapidement, comme la végétalisation.

Grâce à l'ombre et à l'évapotranspiration, grands parcs, ceintures vertes ou petites zones arborées parsemées un peu partout permettent de rafraîchir l'air localement. "On peut aussi se servir de murs végétaux et de toitures végétales réduisant la chaleur émise par les bâtiments", indique Amandine Crambes, ingénieur urbaniste à l'Agence pour l'environnement et la maîtrise de l'énergie (Ademe).

Autres axes d'action, la conception des bâtiments et la question des modes de construction et des matériaux, notamment leur couleur.[...]

De manière générale, "la question de la résilience urbaine est de plus en plus prise en compte", commente l'experte de l'Ademe, qui note toutefois la difficulté des choix politiques, entre coûts financiers, lobbies et pression foncière.[...]